Trois films pour ce soir, choisis pour vous
QuoiVoir ne vous donne pas une liste de plus à parcourir. Il pose quelques questions — ou vous écrivez simplement ce que vous cherchez — et il propose trois films, pas deux cents. Voici exactement comment, sans zone d'ombre.
Pourquoi j'ai créé ce site
J'en avais assez des sites de films existants. Je passais plus de temps à chercher quoi regarder qu'à regarder quoi que ce soit — et une fois la soirée entamée, il était souvent trop tard pour lancer le film.
Ce qui me gênait le plus, ce n'était pas la lenteur : c'était que les recommandations n'en étaient pas vraiment. On me proposait ce qui sortait, ce qui était mis en avant, ce que tout le monde regardait. Jamais quelque chose qui correspondait à mes attentes, à ce dont j'avais envie ce soir-là.
J'ai donc construit ce que je cherchais : un site qui pose les bonnes questions, qui apprend ce que j'aime vraiment, et qui répond par trois films — pas par un catalogue.
Tout le reste de cette page découle de ce constat. Si une décision technique vous semble étrange, elle vient presque toujours de là.
Deux façons de chercher
Le parcours guidé, en trois étapes ci-dessous, ou la barre de recherche : on écrit ce qu'on veut comme on le dirait à un ami, et on obtient directement ses films, sans rien noter avant.
Vous notez quelques films
Un court quiz propose des films variés. Vous indiquez ce que vous avez adoré, aimé, pas aimé, détesté — ou pas vu. Cinq avis suffisent pour démarrer.
Vous dites votre soir
Seul, à deux, en famille ou entre amis, l'humeur du moment, quatre curseurs d'expérience (tension, profondeur, rythme, réel ou imaginaire), puis la durée, l'époque, et si vous préférez des valeurs sûres ou des films méconnus.
Vous obtenez trois films
Avec où les regarder selon vos plateformes, un bouton pour en proposer d'autres s'ils ne vous tentent pas, et un autre pour être surpris.
La recherche en langage courant
On peut écrire sa demande telle qu'elle vient : « un film de pêche », « la guerre du Vietnam », « comme Interstellar mais plus court », « une comédie mais pas française ». Un modèle de langage la traduit en critères — sujet, genre, époque, durée, langue, film de référence — et c'est ensuite le même moteur que le parcours guidé qui classe le catalogue.
- Aucun film n'est inventé. Le modèle ne choisit rien : il traduit la demande. Les films proposés viennent toujours du catalogue.
- Les sujets précis sont retrouvés grâce aux thèmes et ressorts d'histoire décrits pour chaque film : un film de pêche l'est même si son résumé n'en parle pas.
- Ce qui a été compris est affiché sous les résultats, et chaque critère peut être retiré d'un clic si la traduction s'est trompée.
- Un titre tapé seul renvoie ce film en tête, suivi de films proches.
Sous le capot : comment le film est réellement choisi
C'est la partie que la plupart des sites gardent floue. Le calcul se fait entièrement côté serveur, en une à trois secondes, et combine sept signaux.
1. Chaque film est décrit sur 12 axes
Un modèle de langage lit la fiche de chaque film et le note sur douze axes, en suivant une grille de notation ancrée — c'est-à-dire que chaque niveau de chaque axe est défini par des exemples précis, pour que deux films comparables reçoivent la même note.
- intensité
- profondeur
- rythme
- réalisme
- humour
- romance
- violence
- peur
- tristesse
- espoir
- tout public
- science-fiction
Ces axes décrivent ce que le film est, objectivement. Ce qu'il fait ressentir est mesuré autrement, par des humains — voir plus bas.
2. Vos goûts deviennent une direction, pas une liste
Chaque film est aussi converti en vecteur, une représentation numérique de son contenu. Votre profil est la moyenne des films que vous avez aimés, pondérée par l'intensité de votre avis : un film adoré pèse deux fois plus qu'un film simplement aimé, un film détesté tire dans l'autre sens.
Le moteur mesure ensuite la proximité entre votre profil et chaque film du catalogue. C'est ce qui permet de vous proposer un film que vous ne connaissez pas mais qui ressemble à ce que vous aimez — plutôt que le film suivant de la même saga.
3. Votre soirée corrige le tir
Vos goûts disent ce que vous aimez en général ; ils ne disent pas ce dont vous avez envie ce soir. L'humeur choisie, le contexte de visionnage et les quatre curseurs d'expérience viennent donc pondérer le classement. Seuls les critères que vous avez réellement exprimés comptent : un curseur laissé au milieu n'influence rien.
4. Les spectateurs qui vous ressemblent
Le moteur compare votre profil à celui des autres utilisateurs, repère ceux dont les avis coïncident le plus avec les vôtres, et regarde ce qu'ils ont aimé que vous n'avez pas encore vu. Ce signal est pondéré par sa fiabilité : s'il n'y a pas assez de voisins crédibles, il s'efface au lieu de dégrader la recommandation.
5. L'avis de tout le monde — mais de moins en moins
Chaque vote de chaque visiteur alimente un score global lissé par film. Ce signal compte surtout quand le moteur ne sait presque rien de vous : quand on n'a aucune information, la foule est le meilleur indice disponible. Plus vous notez de films, plus son poids diminue automatiquement au profit de vos goûts propres.
C'est le contraire de la logique habituelle, où les films populaires remontent toujours. Ici, la popularité est une béquille de départ, pas une destination.
6. La qualité compte aussi
À goûts égaux, un film bien noté par des milliers de spectateurs passe devant un film médiocre qui lui ressemble. Les notes établies sur très peu d'avis sont ramenées vers la moyenne, pour qu'un film vu par trente personnes ne se fasse pas passer pour un chef-d'œuvre.
7. Des règles de diversité, pour finir
- Un seul film par saga : sans cette règle, aimer un épisode renvoie toute la franchise.
- Deux films maximum par réalisateur, pour ne pas enfermer dans une signature.
- Les films trop proches entre eux sont écartés : trois variations du même film ne sont pas trois propositions.
- Ce que vous avez déjà vu, noté ou marqué comme sans avis est exclu, ainsi que ce qui vient de vous être proposé.
Le ressenti des spectateurs
Une IA peut décrire ce qu'un film contient. Elle ne peut pas dire ce qu'il fait. Un film peut être objectivement sombre et laisser une impression douce ; un autre peut être une comédie et serrer la gorge. Cette information n'existe nulle part ailleurs — alors elle est demandée aux spectateurs.
Après avoir vu un film, chacun peut indiquer ce qu'il a ressenti sur quatre axes : émotion, tension, réflexion et humour. Ces votes sont fusionnés progressivement avec l'analyse automatique : au premier vote, la description reste essentiellement celle de l'IA ; à mesure que les avis s'accumulent, l'humain prend le dessus.
Le ressenti n'est affiché publiquement qu'à partir de cinq avis. En dessous, il serait trop instable pour être honnête — la page indique alors combien d'avis manquent.
Ce que QuoiVoir ne fait pas
Vos données
- Sans compte, rien ne quitte votre navigateur. Le profil de goûts est stocké localement. Le compte est facultatif : il sert seulement à retrouver ses goûts sur un autre appareil.
- Les adresses IP ne sont jamais conservées en clair. Elles sont transformées en empreinte irréversible, uniquement pour éviter qu'un même visiteur vote cent fois.
- Mesure d'audience anonyme, sans cookie. Sans votre accord, seules les pages vues et les grandes étapes du parcours sont comptées, sans identifiant qui permette de vous suivre d'un jour à l'autre. Le refus explicite coupe tout.
- Les demandes tapées dans la barre sont conservées sans aucun lien avec vous (ni compte, ni visite), pour améliorer la compréhension des demandes. N'y écrivez pas d'information personnelle.
- Aucune revente de données, à personne.
- Import Letterboxd possible : votre historique de notes peut être importé pour construire un profil complet en une fois, sans repartir de zéro.
Détail complet dans la politique de confidentialité et la page cookies.
Questions fréquentes
Faut-il créer un compte ?
Non. Tout fonctionne sans compte. Créer un compte sert uniquement à retrouver ses goûts sur un autre appareil.
Combien de films faut-il noter avant d'avoir une recommandation ?
Cinq pour le parcours guidé — et aucun si vous passez par la barre de recherche, qui part directement de votre demande. En dessous de cinq, la moyenne des goûts est trop bruitée pour produire une bonne première recommandation — et c'est précisément là qu'on juge un site. Le quiz en propose une dizaine, volontairement variés.
Les films proposés ne me tentent pas. Que faire ?
Le bouton « Régénérer » en propose d'autres, sans reproposer ceux qui viennent d'être écartés. Sur un film précis, vous pouvez aussi indiquer pourquoi. Le site distingue deux refus : « pas ce soir » (mauvais moment, trop long, déjà vu) qui écarte le film sans rien changer à votre profil, et « pas mon genre » qui, lui, apprend vraiment quelque chose sur vos goûts. Confondre les deux est la meilleure façon de dégrader un moteur de recommandation.
Peut-on demander à être surpris ?
Oui. Le mode découverte cherche de bons films dans des genres que vous ne regardez pas d'habitude, à distance modérée de vos goûts. Ni des films obscurs choisis pour leur étrangeté, ni des succès que vous connaissez déjà.
Le catalogue est-il complet ?
Il compte plus de 7 400 films et couvre l'intégralité des films internationaux connus, ainsi qu'une très large part du cinéma français, des classiques aux sorties récentes. Un film manquant peut être signalé via la page contact.
Le site est-il gratuit ?
Oui, entièrement.
Reste à essayer
Quelques questions, ou une phrase dans la barre de recherche, et vous avez votre soirée.
Trouver mon film